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# Posté le samedi 09 juin 2007 14:41

2ème interview

2ème interview
«La Suisse doit montrer
du caractère»

Entre ses entraînements à Arsenal et les matchs amicaux qu'il dispute avec la Nati, le footballeur genevois Philippe Senderos fait le point à mi-chemin entre le Mondial 06 et l'Euro 08.
Dans un an, coup
d'envoi de l'Euro! L'équipe suisse, qui a atteint les huitièmes de finale lors du Mondial 2006 en Allemagne, ira-t-elle encore plus loin cette fois-ci? Vaincra-t-elle son syndrome de «petits Suisses» pour confirmer son entrée dans la cour des grands? Le point sur la santé de la Nati avec l'un des héros de la Coupe du monde, Philippe Senderos. L'occasion également de revenir sur la carrière de ce jeune prodige du football, ancien défenseur de Servette.
La qualité des dernie
rs matchs amicaux de l'équipe nationale ne laisse rien présager de bon pour l'Euro... Pensez-vous que la Suisse ait encore ses chances?
Bien sûr! C'est vrai, nos derniers matchs étaient assez difficiles. Mais nous avons joué contre de très bonnes équipes. Et il faut garder en mémoire que nous sommes un petit pays du football. Nous devons encore travailler dur si nous voulons obtenir de bons résultats. Malgré les doutes du public et de la presse, nous essayons de garder la tête froide. Si nous montrons suffisamment de caractère, nous pouvons encore les convaincre.
Le fait de jouer à domicile va-t-il vous donner des ailes?
Oui, ç
a aide de jouer devant son propre public. Et puis, le pays va vibrer avec nous, comme l'année dernière lors du Mondial.
Et les Français? Vous allez les battre, cette fois-ci!
(R
ires) On verra bien! Les derniers matchs que nous avons disputés contre eux se sont plutôt bien passés. Ils ne nous regardent plus de haut comme avant. Les autres sélections aussi ont pris conscience de nos qualités.
Les petits Suisses sont-ils en train de devenir grands?
J'
espère! En tout cas, les grandes nations savent maintenant que nous sommes capables de les déranger sur le terrain.
Que pensez-vous des critiques adressées à l'égard de Köbi Kuhn?
S
elon moi, c'est un très bon coach: d'ailleurs, on a pu constater les progrès de la Suisse ces dernières années. Les gens qui le critiquent aujourd'hui sont les mêmes qui l'adoraient auparavant. Pourtant, il n'a pas changé, ni dans son discours ni dans sa manière d'entraîner.
Depuis votre arrivée dans l'équipe nationale, on parle de vous comme d'un leader-né. Or, suite au départ de Vogel, c'est Alex Frei qui a obtenu le poste de capitaine. Pas trop déçu?Non, vraiment pas. Pour la simple raison que je n'avais aucune attente: je ne pensais pas être désigné. Et je suis sûr que les prochains matchs vont démontrer qu'Alex est un très bon capitaine.
Votre propre parcours a de quoi faire rêver: à 17 ans, vous croulez déjà sous les offres des clubs prestigieux. De quoi attraper la grosse tête, non?
P
our d'autres peut-être, mais pour moi ça n'a jamais été le cas. L'éducation que j'ai reçue prône le travail. Ma famille et mes amis m'ont toujours aidé à garder les pieds sur terre. Certes, cette période marquait le début d'une belle aventure, mais je savais que rien n'était gagné.
Tout de même, dès vos débuts à Arsenal, la presse britannique vous encense. On vous dit intelligent, mûr, sûr de vous. Avouez que ça fait plaisir!Oui, c'est vrai, ça ne me déplaît pas! (Rires) Mais où que j'aille, j'essaie de laisser une bonne impression. Je travaille dur et je donne le meilleur de moi-même. Même si les commentaires sont flatteurs, je n'y prête pas tellement attention. Je ne m'étends pas sur mes performances. Je préfère que le terrain parle de lui-même.
Vous paraissez sûr de votre valeur. Vous avez même dit un jour que les mots doute et complexe ne faisaient pas partie de votre vocabulaire...Mais il faut être sûr de soi! Surtout lorsqu'on évolue dans une équipe telle qu'Arsenal. Nous jouons contre des footballeurs de classe mondiale. Il est indispensable d'être confiant.
Arsenal, c'était un rêve de gosse?
Totale
ment! Lorsque je jouais avec les jeunes du Servette, mes amis et moi adorions l'idée de faire partie d'un club anglais.
Quels souvenirs gardez-vous de vos années à Servette?Elles m'ont procuré beaucoup de plaisir. C'est là-bas que j'ai découvert le football, que j'ai éformé, que j'ai rencontré la plupart de mes meilleurs amis. D'ailleurs, j'ai conservé un lien très étroit avec le club.
Comment avez-vous vécu sa débâcle en 2005?C'était un coup dur. En plus, je pensais vraiment que les fonds versés à Servette pour mon transfert allaient améliorer la situation. Heureusement, le club s'est reconstruit depuis.
Vous êtes en Grande-Bretagne depuis 2003. Vous sentez-vous Londonien?
Je me suis habitué à la vie l
à-bas, mais ma famille et mes amis sont en Suisse. Je suis né à Genève, je me sens Genevois.
Souffrez-vous parfois de solitude?
Non, parce que j'ai la chance de
faire ce que j'aime. Je réalise que je suis privilégié. Mon travail, c'est de jouer au foot. Peu de gens peuvent se dire en partant au boulot: je vais jouer. Au fond de moi, il y a toujours ce gamin qui s'amuse au parc avec ses copains.
En somme, on vous paie pour vous amuser?Il faut quand même rappeler que lorsqu'on pratique du sport de haut niveau, on ne joue pas uniquement pour s'amuser, mais surtout pour gagner. Toutefois, il est important qu'une petite partie de soi continue à prendre du plaisir.
Vous avez été blessé lors du Mondial l'année dernière. Comment avez-vous vécu le fait de devoir arrêter le tournoi prématurément?
Très difficilement. Durant
le même match, j'ai marqué un but et j'ai dû sortir à cause de ma blessure. Emotionnellement, je suis monté très haut, pour redescendre très bas! Ce n'était pas évident de voir l'équipe continuer sans moi.
Depuis cette blessure au Mondial, vous avez très peu joué avec Arsenal. Le rêve britannique commence-t-il à s'effriter?
Non, pas du tout! Le
s blessures font partie intégrante du foot, il faut les accepter. Bien sûr, ce sont des moments difficiles. Il faut faire preuve d'un solide mental pour s'en remettre et revenir au plus haut niveau. Mais ça ne change rien à ma volonté ni à mon état d'esprit.
Votre contrat avec Arsenal prend fin en 2010. Qu'envisagez-vous pour la suite?Je vois mon futur à Arsenal. Je suis très heureux là-bas et j'espère bien que ça va continuer! Mais bon, on ne peut pas tout prévoir: dans le monde du football, la situation peut évoluer très rapidement.

# Posté le jeudi 07 juin 2007 15:21

interview de Senderos

interview de Senderos
un jour avant le match rencontre avec Philippe Senderos:

Un entraînement le
matin, une conférence de presse en début d'après-midi, une séance photo pour un sponsor dans la foulée: «Mais quand est-ce que je vais pouvoir faire ma sieste?», bougonne Philippe Senderos. L'espace d'un instant, il hésite. Puis il retrouve le sourire. «OK pour l'interview, allons-y tout de suite.» La pause repos attendra un peu...

En
ces périodes de tests physiques couplés à la préparation du Suisse-Argentine de ce soir, le défenseur genevois ne néglige pas le moindre détail. Il est comme ça Philippe: pro en toutes circonstances. Le gamin que Lucien Favre avait lancé avec Servette l'était déjà à 16 ans et demi. Il reste fidèle à lui-même.

Philippe, la Suisse d'aujourd'hui semble bien moins en forme que celle qui s'apprêtait à jouer le Mondial, il y a un an tout juste: que s'est-il passé?
D'a
ccord, nous avons perdu quatre fois sur les cinq derniers matches. Nous avons joué contre de grandes équipes, comme le Brésil et l'Allemagne. Mais c'est vrai, au niveau des résultats, ce n'est pas positif. Le public est peut-être déçu. Mais nous le sommes nous aussi. Cela dit, personne ne doute dans le groupe. Nous savons que les efforts que nous fournissons aujourd'hui, malgré ce petit creux, seront payants plus tard.

Mais quand Köbi Kuhn dit vouloir gagner l'Euro 08, ces résultats font désordre dans le paysage...
Gagner l'Euro... Oui, c'est un objectif. Il faut savoir se montrer ambitieux, il faut rêver dans la vie. C'est pour s'offrir ce rêve que l'on bosse dur. Que devrait-on dire sinon? Quand un alpiniste attaque une montagne, il ne dit pas: je vais aller jusqu'au milieu. Il vise le sommet. Comme nous.

Il y a eu beaucoup de remue-ménage autour de l'équipe et de Kuhn ces dernières semaines. Comment le vivez-vous?Nous avons toujours le même plaisir à nous retrouver. Après, la vérité sortira du terrain le jour J. Pour le reste, lelectionneur est aujourd'hui plus entouré. Je sais que l'on peut considérer ça de manière négative. Mais à l'interne, nous voyons plutôt un pas fait vers plus de professionnalisme dans le staff

# Posté le dimanche 03 juin 2007 13:10

Suisse - Argentine 1-1

Suisse - Argentine 1-1
Comment avez-vous trouvé le match?

moi je trouve qu'ils on monstre bien jouer!!!

# Posté le samedi 02 juin 2007 16:30

Suisse - Argentine

Suisse - Argentine
vous pensez qu'il y aura quoi comme résulat?

# Posté le samedi 02 juin 2007 07:56